Grand Froid : Des oiseaux morts de faim et de soif

Publié le par grenadine

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                                                                      Bécasse

 

 

Languedoc-Roussillon Grand froid :

des oiseaux morts de faim et de soif VINCENT COSTE 05/03/2012, 06 h 00

 

Des victimes chez l’aigrette garzette,  ,  les flamants roses, la bécasse,   et le vanneau huppé.

 

Si la flore a gelé, la faune a terriblement souffert. Lors de la première quinzaine de février, quand des températures glaciales ont engourdi la région (autour de Montpellier par exemple, quinze nuits consécutives en dessous de 0 °C), des milliers d’oiseaux ont péri.

 

Et s’il est encore trop tôt pour livrer des statistiques précises (il faudra attendre les recensements effectués au moment de la reproduction au printemps), les ornithologues s’accordent sur un point :

ces oiseaux ne sont pas morts de froid. "Ils sont morts de faim et de soif", assure Pierre Maigre, président de la Ligue de protection des oiseaux de l’Hérault.

Qui, avec ses homologues des autres départements du Languedoc-Roussillon, a participé durant ces deux semaines à la cellule de veille régionale Meridionalis.

 

Un manque de nourriture et d'eau "Nous avons ainsi observé que toutes les espèces inféodées au milieu aquatique se sont retrouvées dans un environnement inhospitalier. Avec la couche de glace qui recouvrait cours d’eau ou étangs, l’accès à la nourriture leur était fermé."

 

Même problème, selon Pierre Maigre, pour les oiseaux de zone humide :

"La bécasse, par exemple. Avec son bec, elle doit aller chercher des vers ou des insectes dans un terrain meuble. Si ce terrain est gelé, elle ne peut plus se nourrir."

 

Les ornithologues, au-delà du cas précis des flamants roses, qui a tout particulièrement mobilisé les énergies et sensibilisé l’opinion, dénombrent ainsi une grande variété d’espèces touchées entre Cerdagne et Cévennes.

http://www.oiseaux-europe.com/Dessin/dess0220.gif 

"Pour mon seul département, poursuivait le président de la Ligue héraultaise, on a récupéré des oiseaux issus de quinze espèces différentes."

 

Et de citer le vanneau huppé, l’aigrette garzette ou la talève sultane, "un oiseau qui a payé un très lourd tribut au grand froid". Un cas qui illustre avec pertinence les dégâts à long terme que peuvent provoquer ces épisodes climatiques hors normes :

 

"La talève sultane est une grosse poule d’eau. Cet oiseau vient d’Afrique, on ne le voit dans la région que depuis peu de temps. Nous en avons retrouvé 52 cadavres, rien que dans l’Hérault. Je pense qu’il va falloir maintenant de longues années avant que cette espèce retrouve les effectifs qui étaient les siens début janvier

 

 

 http://www.oiseaux-europe.com/Dessin/dess0190.gif Talèvesultane

 

 

." Heureusement il n'a pas neigé

Et pour se remémorer un phénomène climatique aussi catastrophique pour cette faune, l’ornithologue remonte à l’hiver 1984-1985 :

 

"Mais la vague de froid avait duré moins longtemps, donc moins d’espèces avaient été touchées. Ce sont surtout les flamants roses qui avaient souffert

 

." On estime en effet à plus de 6 600 le nombre de flamants qui étaient morts.

 

Mais dans le sombre tableau de l’hiver 2012, Pierre Maigre relève cependant une note positive, une seule :

 

"Il n’a pas neigé ! Heureusement parce que ça se serait compliqué pour les oiseaux granivores. Ils n’auraient pu trouver de nourriture sur le sol. Ils seraient morts de faim eux aussi..."

http://www.midilibre.fr/2012/03/04/grand-froid-des-oiseaux-morts-de-faim-et-de-soif,466282.php

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fe/Egretta_garzetta_Linne.jpg/250px-Egretta_garzetta_Linne.jpg

Aigrette garzette

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Joelaindien 24/03/2012 10:03


bel exposé!


merci du partage